À retenir
- Les navires accostent près du centre. Aucun transfert n'est nécessaire.
- La plus grande des Westfjords, et parcourable à pied en une heure.
- C'est la raison pratique de réserver une excursion plutôt que d'improviser.
- Ce qu'il y a de plus visible ici, une fois qu'on vous l'explique.
Où le navire vous dépose
Ísafjörður occupe une flèche de sable courbe qui s'avance dans le Skutulsfjörður, lui-même une ramification du très vaste Ísafjarðardjúp. La ville occupe la flèche, le port se trouve sur son côté abrité, et le poste de croisière est juste là.
Cette géographie est d'une commodité rare. Vous descendez la passerelle et vous êtes de fait en ville, le centre à quelques minutes à pied. Pas de navette vers un terminal éloigné, pas de traversée d'une zone industrielle.
Les plus grands navires mouillent au large et transbordent par chaloupe lorsque le poste est occupé ou trop petit, ce qui ajoute un court trajet en bateau au début et à la fin de la journée. Dans les deux cas, le point d'arrivée est à côté de la ville et non loin d'elle, et les autocars d'excursion attendent sur le quai.
Toute la journée commence donc à pied. Vous débarquez, vous trouvez l'autocar sur le quai, et vous êtes sur la route quelques minutes après avoir quitté votre cabine.
À quel point elle est petite
Environ deux mille cinq cents personnes vivent à Ísafjörður, ce qui en fait la plus grande ville des Westfjords et le centre administratif de toute la région. Ces deux faits réunis disent l'essentiel sur le vide de cette partie de l'Islande.
On en fait confortablement le tour à pied en une heure. Le vieux centre rassemble des bâtiments en bois des dix-huitième et dix-neuvième siècles, parmi les plus anciens du pays, construits quand c'était un port de commerce et de pêche actif. Il y a un musée du patrimoine dans les anciens entrepôts du port, une librairie, une piscine, des cafés et quelques restaurants.
Les jours où deux navires sont à quai, les visiteurs sont plus nombreux que les habitants. Cela vaut la peine d'y penser. La ville l'absorbe bien et reste un lieu de travail plutôt qu'un décor, mais le rapport est réel.
L'aéroport mérite une mention pour quiconque arrive autrement. Son approche descend un fjord étroit entre les montagnes et exige un virage à l'arrivée, et les pilotes doivent disposer d'une qualification spécifique. Elle est régulièrement citée parmi les approches régulières les plus exigeantes d'Europe.
Isafjordur sur sa flèche de sable, navires à quai
Les murs au-dessus des maisons
Levez les yeux depuis n'importe où en ville et vous verrez d'énormes structures de terre et de béton sur le flanc de la montagne au-dessus des toits. Ce ne sont ni des fortifications ni une décoration.
Ce sont des défenses contre les avalanches. Les Westfjords ont des pentes très raides directement au-dessus de leurs villages et, au milieu des années 1990, deux avalanches catastrophiques dans cette région ont tué des dizaines de personnes chez elles. S'en est suivi un programme national d'ouvrages de protection, dont les résultats sont les murs, fossés et digues de déviation qui dominent aujourd'hui la plupart des villes d'ici.
C'est l'élément le plus frappant d'Ísafjörður une fois que l'on sait ce que l'on regarde, et cela explique beaucoup de la relation entre ces villes et les montagnes sous lesquelles elles se trouvent.
Ils disent aussi quelque chose de l'hiver ici, qu'un visiteur arrivant en juillet n'a aucun autre moyen de percevoir. C'est un endroit où la météo relève parfois de la survie plutôt que du confort.
Comment l'excursion s'articule avec le navire
C'est la question qui décide si l'on se détend ou si l'on passe la journée à surveiller l'heure : autant y répondre clairement.
Une excursion vendue par le navire ou par une plateforme de réservation est calée sur l'heure de départ du navire avec une marge intégrée. Le circuit est conçu pour être de retour au quai bien avant l'embarquement final, et les opérateurs de ces itinéraires les exploitent depuis des années sur un horaire qui ne change pas.
Si vous êtes sur une excursion vendue par le navire et que le circuit prend réellement du retard, la politique du navire est d'attendre ou de prendre des dispositions. Si vous avez réservé de votre côté, la responsabilité est la vôtre, et la réponse tient aux chiffres : une excursion de quatre heures face à une escale qui dure généralement huit ou neuf heures laisse une marge très confortable.
La seule chose à faire est de vérifier l'heure d'embarquement final de votre navire, qui n'est pas son heure de départ et se situe en général une demi-heure plus tôt.
2 500
Environ deux mille cinq cents personnes vivent à Isafjordur, la plus grande ville des Westfjords. Les jours à deux navires, les visiteurs sont plus nombreux qu'eux.
Si le navire ne peut pas faire escale
Cela arrive, et l'honnêteté vaut mieux que les assurances. Ísafjörður se trouve au bout d'un long fjord dans une région au climat sérieux, et une escale est parfois annulée ou écourtée pour cause de vent ou d'état de la mer.
C'est une décision du commandant, prise en général tôt, et elle s'applique à tout le monde à bord. Les excursions sont remboursées lorsque le navire n'accoste pas.
Ce n'est pas fréquent pendant les mois d'été, quand la plupart des navires font escale ici, mais ce n'est pas inédit non plus, et quiconque organise un voyage autour d'une cascade précise doit savoir que la mer a son mot à dire.
