À retenir
- L'océan garde l'été frais et empêche l'hiver de geler durement.
- Il décide de la sensation bien plus que la température.
- Un autocar et une cascade : les deux sont meilleurs mouillés.
- C'est aussi quand les routes sont ouvertes de façon fiable.
Ce qu'est vraiment le climat
Les Westfjords se situent juste sous le cercle polaire arctique, ce qui laisse imaginer une rigueur que la météo ne fournit pas. L'océan modère tout.
L'été est ici frais plutôt que chaud : une belle journée se vit confortablement en polaire, une journée chaude est rare, et un visiteur venu d'Europe du Sud en juillet voudra une veste. L'hiver est froid sans être extrême, oscillant autour de zéro plutôt que plongeant bien en dessous, parce que la mer ne gèle jamais et que l'air qui la survole ne devient jamais vraiment continental.
La constante de toute l'année est l'humidité. C'est un climat maritime sur la façade au vent d'une île de l'Atlantique Nord, et les précipitations sont un état normal plutôt qu'un événement. C'est d'ailleurs pourquoi il y a ici une cascade de cent mètres.
La pluie, et l'écart entre le chiffre et la journée
Un chiffre de précipitations indique la quantité d'eau tombée. Il ne dit rien de la manière dont elle est tombée, et dans les Westfjords c'est la manière qui compte.
La pluie arrive ici généralement fine, persistante et horizontale, poussée par le vent plutôt que tombant du ciel. Un parapluie est inutile. Une veste sans capuche l'est presque autant. Ce qui fonctionne, c'est une véritable coque imperméable capuche relevée, et un pantalon qui ne se gorge pas d'eau en dix minutes.
Cela change aussi sans cesse. Une matinée de nuages bas et de bruine peut devenir un après-midi dégagé puis redevenir grise dans les quatre heures de cette excursion, ce qui explique qu'aucun habitant n'organise sa journée sur une prévision vieille de plus de quelques heures.
La cascade s'en moque. Elle est même meilleure sous la pluie, avec plus d'eau dans la rivière, plus de filets sur les parois le long de la route et des nuages posés à mi-hauteur des fjords.
Le vent, celui qui compte
Si vous ne retenez qu'une chose de cette page, retenez ceci : le problème ici n'est pas la température, c'est le vent.
L'Islande est l'un des endroits habités les plus venteux du monde, et les Westfjords, dont les fjords encaissés canalisent l'air venu de l'océan, en sont l'une des parties les plus exposées. Le vent transforme huit degrés cléments en une sensation proche de zéro, pousse la pluie à travers des vêtements insuffisants, et rend le fait de rester immobile vingt minutes à côté d'une cascade réellement différent d'une marche dans les mêmes conditions.
C'est aussi lui qui ferme les routes. La neige se déblaie ; c'est le vent qui arrête vraiment la circulation dans cette partie du pays, et c'est pourquoi l'administration routière publie des prévisions de rafales à côté du reste.
Pour un visiteur d'été, rien de tout cela n'est dangereux. C'est simplement la différence entre quarante-cinq minutes agréables aux chutes et quarante-cinq minutes froides, trempées et pénibles, et cette différence tient entièrement à ce que vous portez.
Des nuages bas posés sur les parois du fjord
Ce qui annule réellement l'excursion
Pas grand-chose, dans la saison où elle est proposée.
La pluie ne l'annule pas. Les nuages ne l'annulent pas. Une journée grise ne l'annule pas. L'excursion est un autocar sur une route principale revêtue vers une cascade impressionnante par tous les temps, et elle part dans des conditions qui feraient annuler plusieurs fois une sortie en bateau.
Ce qui peut modifier la journée, c'est un vent violent, qui ferme parfois des portions de route exposées, et la neige ou le verglas en altitude en dehors des mois d'été. Les deux sont rares pendant la saison des croisières.
La perturbation la plus fréquente se situe entièrement en amont : un navire qui ne peut pas accoster à Ísafjörður à cause de l'état de la mer, auquel cas personne ne part et l'excursion est remboursée. C'est une décision prise à la passerelle, pas par l'opérateur.
La lumière du jour, et la saison
Aussi loin au nord, l'année est déséquilibrée. Au cœur de l'été il ne fait jamais vraiment nuit, et fin juin la lumière reste exploitable vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Au cœur de l'hiver le soleil dépasse à peine les parois, et les fjords restent à l'ombre même par temps clair.
L'excursion appartient à la moitié claire de l'année. Les escales de croisière à Ísafjörður ont lieu tout l'été, ce qui signifie de longues journées, des routes ouvertes et une cascade éclairée à presque toute heure de visite.
Conséquence pratique : l'heure de votre escale importe moins qu'ailleurs. Une excursion du matin et une de l'après-midi en juillet rencontrent à peu près les mêmes conditions, et aucune des deux ne court après la nuit.
Comment s'habiller
Une coque imperméable à capuche et des chaussures qui accrochent. Ces deux éléments suffisent pour toute la journée.
Sous la coque, des couches plutôt qu'un manteau épais, car l'autocar est chauffé et la cascade non. Un bonnet est utile même en juillet ; des gants ne sont pas excessifs un jour de vent.
La seule erreur que font les gens est de s'habiller pour la température affichée plutôt que pour le vent dans lequel ils se tiendront. Onze degrés dans une vallée pleine d'embruns avec le vent qui descend le fjord ne font pas onze degrés, et quarante-cinq minutes suffisent pour que cela compte.
